La Suisse possède une économie dynamique dont l’une des caractéristiques est d’avoir un taux de chômage relativement bas. Dans certains secteurs, les entreprises ont du mal à recruter et se tournent vers les candidats étrangers, et le secteur de l’hôtellerie-restauration, pour certains métiers, n’échappe pas à la pénurie de talents.

Si les opportunités sont nombreuses, les candidats qui souhaitent s’investir sur le marché suisse doivent être conscients que les recruteurs et professionnels RH en Suisse ont des attentes spécifiques. Voici quelques conseils pour aborder un marché à fort potentiel et exigeant.


Comprendre ce qui vous motive à travailler en Suisse


Cela peut être le salaire, les conditions de travail, une opportunité qui se présente là et pas ailleurs, ou un rapprochement familial : il n’y a pas de mauvaise ou bonne motivation.

Il faut juste être au clair sur le sujet, car le professionnel RH ou vos différents interlocuteurs ne manqueront pas de vous demander pourquoi vous voulez travailler en Suisse.

Mieux vaut donc y avoir pensé avant, plutôt que pendant l’entretien et être ainsi déstabilisé…

À faire : écrivez sur une feuille de papier, dans une même colonne, les différentes raisons qui vous poussent à vouloir travailler en Suisse. Sur la colonne d’à côté, décrivez une manière cohérente de l’expliquer en entretien.


S’informer sérieusement sur les secteurs d’activité


Rien de pire pour un recruteur que d’avoir en face de lui un candidat qui ne connaît rien ou pas grand-chose à l’entreprise. Beaucoup de candidats arrivent encore insuffisamment préparés en entretien, et compromettent leurs chances de se faire recruter.

Pour récupérer ces informations, le web et de manière plus générale la presse seront d’une grande utilité, mais aussi le réseautage. Selon le poste, ce devoir d’information ne doit pas s’arrêter à la connaissance de l’entreprise, mais au secteur de manière plus large : connaître les concurrents, le fonctionnement de tel type d’hôtel ou de restaurant, etc. sont autant d’informations qu’un candidat doit connaître pour rassurer son interlocuteur lors de l’entretien ou des échanges.

À faire : consulter les sites web de la presse locale (letemps.ch, 24h, Bilan…) et les sites des organes faitiers professionnels, comme par exemple HotellerieSuisse


Soigner son réseau


Il y a en Suisse une véritable culture du réseau : les professionnels entretiennent volontiers des relations, pour échanger sur des bonnes pratiques, recommander un fournisseur, présenter un client, etc. C’est une pratique qui s’appuie sur la confiance mutuelle qu’on peut avoir.

En tant que candidat, le réseau est probablement le meilleur moyen de trouver un emploi, puisqu’il permet de prendre connaissance d’opportunités professionnelles avant même que la moindre annonce soit publiée. Le réseau est également un excellent moyen de récupérer de l’information « terrain ».

À faire : reprendre contact avec ses anciens collègues ou anciens de promotion et voir ceux qui travailleraient ou auraient eu un emploi dans un établissement en Suisse.


Créer un profil LinkedIn


Difficile de trouver un emploi de nos jours sans utiliser les réseaux sociaux professionnels. En Suisse, deux réseaux sociaux professionnels sont très utilisés : LinkedIn et Xing (plutôt en Suisse alémanique).

Il n’y a que des avantages à créer de tels profils : cela développe la visibilité des candidats, et cela met à disposition des outils de recherche puissants, qui permettant, par exemple, de repérer en quelques clics toutes les personnes travaillant dans tel ou tel hôtel ou restaurant.

À faire : s’inscrire (…) et utiliser les outils de recherche avancée permettant un ciblage fin.


Adapter son CV aux spécificités suisses


Même si les pratiques ont tendance à s’internationaliser, le marché de l’emploi en Suisse conserve encore quelques spécificités qu’il convient d’identifier. En particulier, un professionnel RH s’attendra notamment à retrouver un certain nombre d’informations dans le CV des candidats, comme par exemple les références.

De manière plus générale, le contexte du CV d’un candidat peut ne pas être connu du recruteur : un établissement peut notamment être très connu dans un pays et pas du tout en Suisse, ce qui nécessite par exemple quelques explications dans le CV.

Enfin, contrairement à certains pays – dont la France – où le CV doit obligatoirement être le plus synthétique possible, on cherchera en Suisse à avoir un CV qui transmet de l’information… et qui peut être plus long.

À faire : lire la rubrique « CV en Suisse » du site Travailler-en-Suisse.ch, et modifier son CV.


Faire profil bas


La culture suisse est plutôt discrète, à l’inverse d’autres cultures plus latines, qui prennent un peu plus d’espace. Fédéralisme oblige, on n’aime pas ce qui dépasse, et chacun ici se considère comme l’égal de tout le monde.

En Suisse, la réussite est rarement associée à une performance individuelle, et la force collective prime. Dans ce contexte, il est important, dans une équipe, de savoir s’effacer…

Enfin, le marché suisse est un marché mature dans la plupart des secteurs d’activité, et les entreprises ne vous ont pas attendu pour se développer…

À faire : en entretien ou dans vos contacts liés au cours du réseautage, montrez que vous savez écouter les autres (et notamment votre interlocuteur). Dans les exemples de réussites que vous donnez, soyez juste dans ce qui vous revient en tant qu’individu, et dans ce qui a été accompli par l’équipe.


Être pragmatique


À tous les niveaux du processus de recrutement, vos interlocuteurs doivent apprécier votre pragmatisme : c’est dans l’action et les actes que vous serez jugé(e).
On ne mesurera pas votre qualité aux idées que vous pourrez avoir, mais à leur mise en œuvre.

À faire : en entretien ou dans le CV, donnez des exemples concrets, des résultats précis.
Montrez, quand vous le pouvez, l’apport concret de votre travail aux organisations pour lesquelles vous avez travaillé.

Soigner ses arrières


Dans le top des critères de recrutements des professionnels RH suisses figure la prise de référence.
Concrètement, cela signifie que le recruteur va contacter certaines de vos références et leur poser des questions sur vous.
Cette pratique habituelle est, en général, un frein au recrutement quand les références ne sont pas bonnes.

À faire : avant votre expérience en Suisse et pendant, il est primordial de conserver coûte que coûte de bonnes relations avec vos anciens employeurs, collègues, managers… sous peine d’avoir beaucoup de difficultés à (re)trouver un emploi en Suisse.


Ne pas tenter de convaincre


Certaines cultures latines ont dans leur ADN le fait de convaincre l’autre. Dans une discussion, ces personnes vont à tout prix tenter de ramener leur interlocuteur à leur avis.

En Suisse, on cherchera davantage à écouter, et à adopter objectivement son point de vue pour mieux le comprendre.

À faire : en entretien ou en relation d’affaires, il ne s’agira pas de vouloir convaincre votre interlocuteur, mais plutôt de le rassurer… et la nuance est importante !

Être réaliste sur les prétentions salariales


Dans la panoplie des éléments qui attirent les candidats étrangers en Suisse, on retrouve la rémunération.
Si objectivement les rémunérations en Suisse sont supérieures à celles qu’on trouve ailleurs en Europe, il est important d’avoir une idée assez précise de ce qu’on vaut et de ce que l’entreprise est prête à payer.

À faire : pour calculer au plus juste son salaire il existe de nombreuses sources d’informations dont vous trouverez de nombreuses ressources ici.

Proposez une rémunération réaliste, et n’acceptez pas n’importe quel salaire. Pour cela, la règle est simple : il faut s’informer !


En conclusion


Certaines cultures latines ont dans leur ADN le fait de convaincre l’autre. Dans une discussion, ces personnes vont à tout prix tenter de ramener leur interlocuteur à leur avis.
En Suisse, on cherchera davantage à écouter, et à adopter objectivement son point de vue pour mieux le comprendre.

À faire : en entretien ou en relation d’affaires, il ne s’agira pas de vouloir convaincre votre interlocuteur, mais plutôt de le rassurer… et la nuance est importante !


À propos de l’auteur


David Talerman est un professionnel de l’emploi et de l’expatriation en Suisse. Il est l’auteur du livre « Travailler et vivre en Suisse ». Ses sites et contenus sont lus et suivis par plus de 100 000 personnes chaque mois.

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